On arrive dans le Dakota du Sud

Après avoir traversé une partie du Nebraska, nous poursuivons notre road trip en direction du Nord. Nous voilà dans le Dakota du Sud, terre de grands espaces où se mêlent une riche histoire amérindienne, la culture pionnière et une nature sauvage préservée.
En territoire Amérindien
Le sud-ouest du Dakota du Sud est principalement occupé par le peuple Lakota, tribu de la nation Sioux.
De nos jours, les Lakota préservent leur culture au sein de la réserve de Pine Ridge, principalement connue pour être une des régions les plus pauvres des Etats-Unis.
Le coin est sauvage et principalement constitué de vaste prairies. Les villes n’ont pas de frontière claire, et sont plutôt des regroupements d’habitations que de vraies structures urbaines comme nous les connaissons.

Nous sommes le dimanche, et malheureusement nous ne pouvons profiter de quelques boutiques d’artisanat local, toutes fermées ce jour-là.

Nous passons donc rapidement dans cette zone et traversons la ville d’Oglala, dont le nom raisonne particulièrement dans l’esprit de tous les amoureux de la culture Western.
Nous aurions aimé nous immerger un peu plus ici, mais tant pis, ça sera pour un autre fois ?
En pleine nature dans Lacreek National Wildlife Refuge
Dans cette journée de transition commencée dans le Nebraska et devant nous mener au centre de l’état, il nous fallait bien une pause nature pour éviter de passer la journée en voiture. Ce coin du Dakota est assez pauvre en attractions, c’est presque par hasard que j’avais trouvé une zone naturelle intéressante à explorer. Et qui s’avérera finalement une bonne surprise.
Après avoir traversé la ville de Martin (et une pause à son Family Dollar) au bout d’une route assez monotone, nous nous engageons sur une piste de 10 miles au milieu des champs de maïs. Il n’y a absolument personne autour de nous, le réseau téléphonique a disparu depuis longtemps, et nous nous enfonçons toujours plus loin. C’est long, 10 miles sur une piste caillouteuse !
Enfin au bout de la piste, nous voici arrivés au refuge de Lacreek. Ici, les champs laissent place à un vaste panorama beaucoup plus dégagé, sur lequel se dessinent plusieurs étangs. Aucun bruit d’activité humaine n’arrive jusque là. Plusieurs oiseaux se montrent, et on aperçoit même un cerf de Virgnie au milieu des plaines.

Après une courte randonnée pour nous dégourdir les jambes, nous nous engageons sur la piste qui serpente au milieu des étangs. La visite prend la forme d’un autotour où nous déambulons tranquillement . Nous sommes toujours seul dans un vaste périmètre, et très vite nous prenons un grand plaisir à apercevoir les animaux qui apparaissent ça et là.




Nous restons environ 2 heures dans la réserve, en prenant largement notre temps pour chercher les animaux du regard. Nous ne faisons pas d’autres randos dans le coin, le soleil commence à se coucher et nous devons rejoindre notre point de chute du jour.
Poursuivant notre route vers la sortie nord de la réserve, nous apercevons à nouveau plusieurs cerfs bondissant autour de nous.

Le cerf de trop
Sortis du refuge, et après une longue série de pistes non goudronnées, nous gagnons finalement la route 73 en direction de Kadoka, où se situe notre hôtel.
C’est sur cette route, à 15 minutes de Kadokt, que nous apercevrons notre dernier cerf de la journée. Mais d’un peu trop près cette fois. Venant de nulle part, l’animal traverse subitement devant nous et nous le heurtons très violement. Grosse frayer sur le moment, mais heureusement pas de blessé et des dégâts assez limités sur le véhicule.
Nous serons bons pour rendre une petite visite au bureau du shérif le jour suivant afin de remplir les formalités administratives demandées par l’agence de location. Si vous voulez savoir comment ça se passe, c’est ici.
Une bien mauvaise expérience pour conclure la journée, mais nous pourrons toutefois continuer notre road trip sans encombre le lendemain. Cap sur les Badlands !